Lectures d’été, 3 questions à Hubert BEN KEMOUN

Hubert BEN KEMOUN - Salon de Pontarlier 2009

A la veille des départs en vacances,  nous avons demandé à Hubert BEN KEMOUN quel était son regard sur la littérature de jeunesse et ses souvenirs de lecture d’été…

Que veut dire pour vous, écrire pour la jeunesse ?
Avez-vous remarqué qu’on ne pose jamais, au pédiatre qui s’occupe de nos petits chéris, la question : pourquoi avez-vous choisi cette spécialité ?

Je n’écris pas pour les enfants sous prétexte que j’aimerais davantage les enfants que mes propres amis adultes, ou parce que j’aurais gardé une âme d’enfant… Non, j’écris en littérature jeunesse parce que ce territoire est le plus vaste que je connaisse et le plus riche à explorer.

Parce que, et c’est sans doute le principal, parce que quand on écrit pour les enfants, on est tenu, obligé, de raconter une histoire.

Si vous ne deviez citer qu’une seule qualité nécessaire à cette l’écriture laquelle serait-elle ?
La réponse est contenue dans la fin de ma réponse précédente : « Au boulot l’auteur ! Fais-moi vibrer ! Ne me montre pas ton nombril, il ne m’intéresse pas ! Raconte-moi plutôt celui de ces personnages qui me ressemblent et se posent les mêmes questions que moi ! Dis-moi aussi comment ils s’en sortent avec les tracas de la vie !

Pour vous, que représentent les « lectures d’été » ?
Enfant, mes lectures d’été étaient laborieuses. Je faisais partie de ces lecteurs qui commençaient un livre en comptant le nombre de pages qu’ils avaient à se farcir… Je suis devenu un ogre de lecture bien plus tard. Partir en vacances ne consistait plus seulement à préparer le bon maillot et les bons vêtements, mais à donner des rendez-vous à des auteurs, à de nombreux ouvrages que je n’avais pas pris soin d’honorer pendant l’année. Un peu comme on profite des vacances pour donner rendez-vous autour d’apéros et de barbecue à ces amis qu’on a pas eu le temps de voir suffisamment dans le tourbillon de l’année.

Hubert BEN KEMOUN été 2010.

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